Comment déloger des squatteurs en évitant la procédure judiciaire ?

Prendre les squatteurs en flagrant délit n’est pas toujours évident surtout après les 48 heures qui suivent l’effraction. Ou encore si la maison qui fait l’objet d’un squat est très éloigné de votre résidence principale. En dehors de la distance géographique, le manque de surveillance d’un logement diminue fortement les chances du propriétaire d’intervenir avant l’expiration du délai de flagrance. En principe, lorsque le squat excède le délai de 48 heures, vous n’avez pas d’autres choix que de saisir les autorités afin de lancer une procédure d’expulsion. Cela implique de nombreuses démarches et aussi dépenses. De plus, il est fort probable que votre requête aboutisse plusieurs mois après l’entame de la procédure. Alors, pour éviter toute cette longue procédure, nous vous proposons quelques solutions assez pratiques dans cet article.

Faites signer à un de vos amis un contrat de bail

La première des choses à faire est de trouver une personne de confiance qui acceptera de vous aider à réaliser votre stratégie. Toutefois, vous devez vous rassurez que l’ai à qui vous faites appel est parfaitement conscient des enjeux de la situation. En effet, le plan peut être un échec si votre partenaire à des hésitations à la dernière minute. De ce fait, les squatteurs peuvent vous portez plainte. Dès lors que vous trouvez la bonne personne, faites établir un contrat de de bail antidaté et signé par votre ami. Il est préférable d’opter pour une date antérieure à celle du jour d’entrée des squatteurs chez vous.
homme signant un contrat de bail

Demander de l’aide à d’autres proches

Mise à part votre nouveau locataire fictif, nous vous conseillons de faire appel à d’autres proches ou amis pour garantir le succès de votre plan. Retenez que les squatteurs sont des personnes difficilement inoffensives. La preuve, s’ils ont réussi à s’introduire dans votre logement par effraction de façon illégale, ils sont capables de bien pire comme vous déposséder de votre bien. Miser sur le surnombre vous permettra de les dissuader d’utiliser la force et de suivre vos exigences.

Patienter que les squatteurs sortent du logement

Une fois votre équipe constituée, patientez que les squatteurs soient hors de votre logement avant de passer à l’action. La première des choses à faire est de changer toutes les serrures (portes et fenêtres) afin que les squatteurs ne puissent plus se servir de leurs clés pour entrer. Deuxième chose à faire c’est de mettre les affaires des occupants illégaux hors de chez vous et les jeter dans un endroit très éloigné de votre logement. Prenez les mesures nécessaires avant que les squatteurs restent éloignés du bien pendant toute la durée de cette opération de déguerpissage. Car si tel n’est pas le cas, le squatteur peut vous porter plainte et entamer une procédure contre vous et vos partenaires.
Une fois tous les remplacements effectués et les affaires des squatteurs mis dehors, faites un point avec votre équipe avant de quitter le logement. En effet, pour la réussite de ce plan, vous ne devez pas être dans les parages au cours des prochaines étapes. Le briefing fait quitter les lieux et laisser votre locataire et vos amis s’occuper du reste. Ils devront patienter que les intrus reviennent et contacter les autorités si ces derniers tentent de rentrer de force.
immeuble
police

Présenter le contrat de bail antidaté aux forces de l’ordre

Dès l’arrivée de la police, votre ami locataire doit présenter le contrat de bail antidaté pour justifier sa présence dans la maison et prouver que les squatteurs ne sont pas dans leur droit. Le bail seul ne suffit pas, le locataire doit donner des arguments convaincants aux policiers afin que ceux-ci procèdent à l’expulsion immédiate des intrus. S’il est clair que cette technique est illégale, il est également certain que son taux de réussite est élevé. Grâce au bail antidaté, les squatteurs ne pourront déposer aucune contre vous ou votre locataire.